A la demande de l’Arcep et du Conseil général des technologies de l’information (CGTI), le Credoc vient de rendre public son rapport annuel sur les français et les usages
des nouvelles technologies.
Les principales conclusions ne sont pas surprenantes :
Equipements et usages de l’Internet & téléphonie mobile en progression vs. 2007, moyens d’accès à la télévision bouleversés par la
technologie,…
Fait marquant néanmoins, l’inquiétude persistante des français quant la protection de leurs données personnelles.
L’étude 2007 mettait déjà en exergue la forte hostilité des français quant à l’utilisation de leurs parcours sur Internet à des fins
commerciales.
En 2008, même constat concernant la géolocalisation : 77% des possesseurs de téléphone mobile informés de la possibilité d’être localisés
souhaiteraient pouvoir interdire la transmission de cette information à des entreprises commerciales.
Ce que l'on peut noter par rapport à ce chiffre élevé ?
Les services utiles liés à la géolocalisation ne sont encore qu'émergents. De ce fait, les individus ne voient que l'inconvénient certain du
« flicage », qu'ils ne sont pas prêts à accepter en échange d'un avantage incertain. Il est fort à parier que le jour où de vrais services amélioreront la vie des nomades, la
géolocalisation leur semblera nettement moins intrusive et préjudiciable.
En attendant, les géants des télécoms peuvent toutefois compter sur les plus jeunes utilisateurs pour développer leurs services : 43% des
12-18 ans n’y voient pas d’inconvénient.
Don Tapscott est l'inventeur de la "net generation", terme décrit en 1997 à l'occasion de la sortie du livre "growing up
digital". Son dernier livre, disponible pour l'instant uniquement en anglais, décrit les comportements et aspirations des jeunes générations, et surtout ce que cela changera pour la société (et les
sociétés).
"Grown up digital: How the Net Generation is Changing Your World" s'appuie sur une étude internationale de 4,5m $ qui est allée à la rencontre de 8.000 jeunes de 12 pays nés entre 1978 et
1994.
The Economist en fait une analyse très complète et riche. Quelques poncifs sur les jeunes et le
numérique sont battus en brèche.
Comme les Américains aiment bien les listes, voici les huit 'normes' à prendre en compte, qui définissent les membres de la net generation :
Ils valorisent la liberté et le choix dans tout ce qu'ils font
Ils aiment customiser et personnaliser
Ils scrutent tout
Ils exigent intégrité et transparence, y compris lorsqu'il s'agit de choisir quoi
acheter et où travailler
Il recherchent le divertissement et l'aspect ludique dans leur travail, leur
éducation, et leurs relations sociales
Ils aiment collaborer avec les autres
Il s'attendent à ce que tout arrive vite
Il attendent de l'innovation constante
Don Tapscott relève cependant deux problèmes propres à cette génération :
Un tiers de la net generation reste sur la touche, par la faute d'un système éducatif inadapté, et non d'Internet.
L'absence de considération de cette net generation pour les questions de "privacy", de protection de la vie privée
Au total, le livre est un must-read pour saisir au mieux les changements en cours dans la société et pour les marques.
Par Bruno Kaufmann -
Publié dans : Consumer
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D'après une étude menée aux Etats-Unis sur l'utilisation des téléphones mobiles, 54% des utilisateurs de portables déclarent que l'utilisation de leur téléphone a augmenté de plus de 25% ces
deux dernières années. Ce n'est pas seulement l'utilisation des fonctions de base qui a augmenté mais également l'utilisation d'Internet et des rich media. Le temps de chargement et l'offre
restreinte semblent être les principaux freins à la hausse. Le plus interressant est que 81% des interviewés voudraient que l'accès à Internet et aux rich media sur leur mobile soient
facilités et 64% d'entre eux fréquenteraient les sites "sociaux" depuis leur mobile si l'accès était plus simple.
Les bien-pensant ne pouvant pas douter de l'avenir de l'usage des media mobiles. Les sceptiques peuvent lire dans cette étude, des attentes exprimées par les consommateurs, d'ailleurs très liées à
l'experience qu'ils ont des offres (limitées du point de vue de l'accessibilité et du contenu pour rappel). De là à convaincre les réfractaires que l'usage des media en mobilité correspond déjà à
une réalité et qu'elle ne concerne d'ailleurs pas que le mobile...